L’hydrogène est un vecteur énergétique d’avenir. A condition de développer un réseau de distribution capable d’alimenter un grand nombre de voitures à hydrogène. Faute de quoi, les constructeurs ne se lanceront pas dans la production de tels véhicules en grande série. «
C’est le problème de la poule et de l’œuf : sans distribution, pas d’utilisation, et sans utilisation, pas d’investissement dans la distribution. Quoi qu’il en soit, on sera un jour obligé d’utiliser l’hydrogène dans notre vie quotidienne, et de le produire en grande quantité. En attendant, nous proposons une solution intermédiaire pour couvrir facilement des besoins modestes en hydrogène », explique Yves Cunin. Son père, Jean Cunin, ingénieur à la retraite, a en effet déposé en 2005 un brevet pour le « Bloc autonome générateur d’hydrogène » (
BAGH), publié au BOPI
(1) en 2007.
Utiliser les sites des moulins à eau
Un dispositif qui permet de produire écologiquement et de stocker de l’hydrogène en s’inspirant du principe des moulins à eau. «
Il y avait au début du XIXe siècle 130 000 moulins à eau en France. On pourrait utiliser ces sites hydrauliques délaissés pour y installer des BAGH, capables d’utiliser l’énergie des micro chutes pour transformer l’eau en hydrogène, et stocker celui-ci dans des bouteilles à 150 bars. Ces bouteilles pourraient alimenter des piles à combustible ou servir à l’éclairage, comme le gaz de ville autrefois », plaide Yves Cunin.
Son père et lui sont désormais à la recherche d’une entreprise intéressée par le procédé et capable de réaliser un prototype en vue d’une éventuelle commercialisation.
L’Agence Régionale pour l’Energie à l’Ile de la Réunion (
ARER), chargée d’étudier toutes les solutions à même de réduire l’isolement énergétique de l’île, a fait part de son intérêt pour le BAGH.