jeudi 9 septembre 2010 - n°869

Biodiversité : Le nombre d’espèces recensées est en hausse

©DR
L’Australie, pays où le taux d’extinction des espèces animales est le plus élevé au monde, tient à jour, un recensement de la faune et de la flore locales et mondiales. Le dernier rapport révèle une augmentation de 6,3% des espèces animales et végétales.
1,9 million est le nouveau nombre d’espèces vivantes, végétales et animales, recensées sur la Terre. Il a été officialisé par la publication le 29 septembre dernier du rapport « Numbers of living species in Australia and the World ». C’est 6,3% de plus depuis la dernière version de 2006 qui en décrivait 1.786.000. L’augmentation est importante et souligne le travail réalisé par l’Australie, seul pays à tenir à jour cette comptabilité considérée comme une référence sérieuse. Avec probablement toujours plus d’attention. En effet le premier ministre australien, Peter Garett, n’a pas manqué de rappeler, en rendant public le rapport, que ce rigoureux dénombrement interpelle son pays où le taux d’extinction d’espèces vivantes reste le plus élevé au monde. Selon l’étude, environ 18.000 nouvelles espèces sont décrites chaque année par les scientifiques. En 2007, les invertébrés représentaient 75% des nouvelles espèces découvertes, les végétaux 11% et les vertébrés 7%. Peut-être 100 millions d’espèces Le recensement des espèces est cependant loin d’être exhaustif, et les scientifiques ont donc recours à des estimations. Celles-ci sont cependant très variables. Au niveau mondial, les fourchettes varient de 5 à 50 millions ou encore de 3 à 100 millions d’espèces vivantes sur terre. L’estimation du rapport australien situe la barre à 11 millions d’espèces. Le rapport rappelle également que certaines espèces deviennent invasives et en supplantent d’autres, ou que présence et constructions humaines ainsi que changements climatiques font régresser la biodiversité à la surface du globe. Il y a au moins un point d’accord de tous les scientifiques qui s’attellent à ce travail. Impossible de sauvegarder les espèces si elles ne sont pas répertoriées et donc connues. Ce qui d’une certaine façon met en valeur l’importance de ce travail à l’orée de l’année 2010 déclarée « Année Internationale de la Biodiversité ».


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