jeudi 9 septembre 2010 - n°869

Émissions de CO2 : L’assèchement des tourbières pointé du doigt

Dans certaines zones du monde, les tourbières peuvent atteindre jusqu’à plusieurs mètres de profondeur, piégeant une importante quantité de carbone ©DR
Le premier rapport mondial sur l’état des tourbières met en avant l’inquiétante dégradation d’un écosystème qui stocke une large quantité de carbone. Elle serait même devenue en Afrique l’une des principales sources d’émission de gaz à effet de serre, selon un rapport remis à Barcelone dans le cadre des négociations sur le climat. (Correspondance)
Surnommé le Syndrome de Cendrillon, le « réveil » du CO2 dans les tourbières au contact de l’air cache une réalité bien loin d’un conte de fée. L’état des lieux de cet écosystème fragile à travers la planète révèle une dégradation rapide qui participerait de manière conséquente au réchauffement climatique, selon une étude réalisée par l’ONG Wetlands International en collaboration avec l’Université allemande de Greifswald.
La situation serait particulièrement grave en Afrique où l’assèchement des tourbières entraîne la libération du CO2 par oxydation du carbone stocké parfois depuis des millénaires. Les émissions de gaz à effet de serre issues de cet environnement y auraient augmenté en moyenne de 20% depuis 1990. « Pour neuf pays, elles sont même devenues la première source de CO2 », précise Johannes Joosten de Wetlands International. Ces conclusions ont été remises aux délégués présents à Barcelone dans le cadre du dernier round de négociations avant Copenhague.


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