
Fondé en 2006 suite à la fusion d’Arcelor et de Mittal Steel, le groupe est aujourd’hui considéré comme le numéro un mondial de la sidérurgie ©DR
Le géant de l’acier ArcelorMittal a été condamné par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à 55.000 euros d’amende pour pollution après une fuite d’hydrocarbures survenue en février 2008 sur le site de Fos-sur-Mer.
Numéro un mondial de la sidérurgie, avec des entreprises dans plus de 60 pays, ArcelorMittal a été condamné le 18 novembre par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) à 55.000 euros d’amende pour pollution après une fuite d’hydrocarbures survenue en février 2008 sur le site de Fos-sur-Mer. Le tribunal a reconnu le groupe coupable d’abandon ou dépôt de déchets industriels générant des nuisances, d’exploitation non conforme d’une installation classée autorisée, et de non déclaration d’un accident ou d’un incident survenu sur une installation classée. ArcelorMittal n’a en revanche pas été reconnu coupable de « déversement de substances nuisibles ».
Dans la nuit du 5 février 2008, une fuite d’hydrocarbures avait provoqué une pollution autour du site. L’incident n’avait été signalé aux autorités compétentes que près de 40 heures après.
Retour de la croissance
La condamnation n’a pas empêché le groupe de retrouver le sourire face à un retour de la croissance. Après un premier semestre 2009 difficile, le numéro un mondial de la sidérurgie est parvenu à renouer avec les bénéfices grâce à une remontée progressive de la demande d’acier, mais au prix de dizaines de milliers de suppressions d’emplois. Au troisième trimestre, le groupe a réalisé 903 millions de dollars (631 millions d’euros) de bénéfice net, une surprise pour les analystes qui s’attendaient plutôt à un quatrième trimestre consécutif dans le rouge.
Présent en Europe, Asie, Afrique et aux Amériques, ArcelorMittal a su rebondir, aidé par sa présence dans tous les marchés clés de l’acier, tant dans les économies émergentes que dans les économies développées. Son nouvel objectif : développer sa position sur les marchés chinois et indien, caractérisés par un fort taux de croissance. Revers de la médaille : le groupe a affiché en 2008 le plus gros surplus de quotas carbone du programme européen d’échange de quotas.