vendredi 3 septembre 2010 - n°865

Paris : Du biocarburant à l’huile de friture

Paris va effectuer une double expérimentation écologique : le recyclage de l’huile usagée des restaurants pour en faire du biocarburant et le transport fluvial du verre ©TransportFluvialParis
Paris veut se lancer dans un projet écologique original : utiliser du biodiesel à base d’huiles usagées de restaurants pour ses véhicules chargés du nettoyage des rues. La Ville prévoit également de transporter par péniche les 65.000 tonnes de verre collectées chaque année pour être recyclées.

Du biocarburant à base d’huiles alimentaires usagées va être testé par la Ville de Paris sur des engins du service technique de la propreté. « L’arrivée d’agrocarburants de seconde génération, c’est-à-dire fabriqués à partir de résidus végétaux ou d’huiles recyclées – produits qui n’entrent pas en concurrence avec la culture de plantes destinées à l’alimentation humaine - permet de diminuer d’environ 25% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à un carburant conventionnel », commente la Ville de Paris dans un communiqué. L’huile de friture récoltée dans les restaurants puis traitée sera d’abord testée dans un premier temps par quatre ou cinq véhicules qui arrosent et nettoient les trottoirs de la capitale, avant de s’étendre à l’ensemble de la flotte de laveuses de chaussées. La société Veolia Propreté aura la charge de produire le biocarburant à partir des huiles alimentaires usagées qu’elle collecte, mélangées avec du diesel. Pour les besoins de l’essai, 3000 litres de ce nouveau carburant seront achetés.
Autre initiative que veut lancer la ville : le transport par péniche du verre à recycler. « On estime que les 112 400 tonnes de verre collectés en 2008 sur le bassin du SYCTOM (dont 61 846 tonnes à Paris) ont économisé 78184 tonnes de sable, 60 696 m³ d’eau, 44 960 tonnes de CO2 et 123 140 MWh », explique la municipalité qui souhaite aller plus loin en utilisant un mode de transport moins agressif pour l’environnement. Une alternative originale aux 2500 trajets par camions nécessaires pour transporter chaque année le verre collecté des plateformes de stockage vers le centre de traitement de Rozet Saint-Albin, dans l’Aisne.


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