
L’agriparc du Mas Nouguier a connu en 2009 sa première récolte de miel dans le cadre du programme « Abeille, sentinelle de l’environnement ».©Ville de Montpellier
La capitale du Languedoc-Roussillon, qui entend s’appuyer sur l’excellence de son pôle scientifique pour s’imposer comme une référence internationale en matière de biodiversité urbaine, est l’une des premières villes françaises à se doter d’un plan pluriannuel d’actions pour la préservation des espèces. Au programme : recherche, protection et sensibilisation.
Pôle scientifique de premier plan dans le domaine des sciences de la vie, Montpellier est l’une des premières villes françaises à se doter d’un plan pluriannuel d’actions en faveur de la biodiversité. Présenté le 9 mars, ce programme mobilise l’ensemble des acteurs de la Ville (habitants, associations, scientifiques et services municipaux) autour de trois objectifs : observer et connaître, conserver et restaurer, sensibiliser et éduquer. Premier impératif : favoriser la participation des citoyens. Dans cette optique, des réseaux d’observation citoyens seront constitués dès le mois d’avril avec pour but de réaliser à terme un atlas de la biodiversité montpelliéraine. La Ville va par ailleurs installer en collaboration avec le CNRS 300 et 400 nichoirs pour étudier le comportement des mésanges. Dans les prochaines semaines, le Conseil municipal devrait délibérer sur le lancement d’une vaste étude pour la labellisation écologique des 412 hectares d’espaces verts de la Ville. Ce label viendra reconnaître les efforts de longue date entrepris à Montpellier en matière de réduction des pollutions, d’économie des ressources naturelles, et de protection de la biodiversité.
Montpellier, future référence mondiale
Face à l’urbanisation galopante, la Ville a également décidé de mieux valoriser les espaces municipaux en friches, qui constituent de vastes réservoirs de biodiversité. Une étude initiée en 2009 en partenariat avec le paysagiste français Gilles Clément, qui sera présentée au public le 10 mai prochain, devrait venir préciser les actions qui seront mises en oeuvre dans ce sens. Enfin, tandis que l’agriparc du Mas Nouguier continuera à développer des animations pédagogiques à l’intention du grand public, un nouveau lieu de sensibilisation axé sur la faune sauvage sera ouvert sur le site du Zoo de Lunaret au printemps 2010. Forte de ses 741 hectares d’espaces verts publics et de la concentration sur son territoire, des principaux organismes de recherche français sur les sciences de la vie, Montpellier espère s’imposer comme une référence nationale et internationale en matière de préservation de la biodiversité urbaine. C’est pourquoi la Ville a récemment rejoint le réseau « Global Partnership on Cities and biodiversity », qui rassemble des collectivités soucieuses de partager leurs expériences dans ce domaine.