Thon rouge : L’Europe demande l’interdiction du commerce mondial
Réunis hier à Bruxelles, les représentants des 27 pays membres de l’UE ont adopté une position favorable à l’interdiction du commerce mondial de thon rouge. La réunion de la CITES qui débute samedi à Doha (Quatar) examinera la proposition Monégasque d’inscrire le thon rouge sur la liste des espèces menacées d’extinction.
C’est officiel depuis hier, l’Union européenne s’est prononcée en faveur de l’interdiction du commerce international du thon rouge de l’Atlantique comme l’ont fait les Etats-Unis le 3 mars. Hier mercredi 10 mars les représentants des 27 pays européens ont arrêté cette décision comme les y avait invité la Commission européenne le 22 février. La France avait arrêté sa position début février suivie par l’Italie puis par l’Espagne. Les 27 parleront donc d’une seule voix à Doha où s’ouvre samedi 13 mars une réunion de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction) au cours de laquelle doit être examinée une proposition de la principauté de Monaco.
Diminution de 75% des stocks en 50 ans
Le prince Albert souhaite effectivement que le thon rouge de l’Atlantique soit inscrit sur la liste de l’annexe 1 de la CITES, liste qui protège les espèces vivantes menacées d’extinction en interdisant pour une durée de trois ans leur commerce à l’échelle internationale. Les 175 pays affiliés à l’ONU et signataires de la CITES se rencontrent jusqu’au 25 mars au Qatar alors que des experts scientifiques, contestés aujourd’hui par les pêcheurs notamment français contre-expertises à l’appui, estiment que depuis 50 ans les stocks ont diminué de 75%, et plus particulièrement durant la dernière décennie où la chute aurait été de 60%. En revanche, le Japon qui consomme près de 80% de la pêche mondiale de thon rouge reste fermement opposés à l’interdiction.
11 mars 2010, Pierre Magnetto