jeudi 9 septembre 2010 - n°869

FORUM

OGM
Auteur : LeProf
Date : 16 décembre 2009 08:44

“Bcp de critiques sur les OGM mais peu de données précises sont diffusées. Quelle est la construction génétique utilisée ? Origine du gène d’intérêt ? Absence de gènes marqueurs ? promoteur ubiquiste ou spécifique, bordures propres ? site de l’insertion ? autant d’éléments qui peuvent avoir un impact sur le résultat de la qualité de l’expression du gène d’intérêt comme sur les effets liés à l’utilisation future en alimentation animale ou humaine. Modifier une base sur un gène du maïs et le remettre ensuite dans le maîs n’en fait pas nécessairement un poison. Prendre un gène du blé et le mettre dans le colza pour lui conférer de nouvelles propriétés n’est pas nécessairement dangereux ! il faut savoir travailler proprement en biologie moléculaire. Le problème des premiers OGM est leur mise au point au début de ces technologies alors que l’on ne maîtrisait pas bien la propreté des insertions ou l’accès aux brevets critiques sur un promoteur, une méthodologie de séparation des construits ,...etc. Les industriels ayant bcp investi sont donc pressés de faire accepter leurs OGM ’imparfaits’ avec des études à revoir en effet, surtout si les marqueurs comme un gène de résistance à l’antibiotique de criblage in vitro a été conservé dans la plante mère donneur du caractère dans les programmes de sélection variétale ultérieurs.

Oui il faut rester attentif aux OGM mais surtout à leur mode d’obtention. Le blé est un OGM "naturel" (mélange accidentel de trois génomes de graminées) et il a fait le bien de l’Humanité depuis des milliers d’années. si l’on arrive à décripter les gènes du sorgho qui lui permettent d’explorer aussi efficacement le sol et de les introduire dans le maïs, bien des Hommes en seraient reconnaissants alors que leur région est peu arrosée...

N’oublions pas que la nature a développé des modalités de résistance aux agressions du milieu, sinon rien ne pousserait sous l’équateur ! Il peut être bien utile de décripter certaines de ces adaptations et de les utiliser via la transgénèse ou par la sélection assistée par marqueurs moléculaires pour les plantes industrielles ou alimentaires.

Je reste à la disposition des curieux pour développer ces observations.”

Auteur : Delta Echo
Date : 12 décembre 2008 10:28
Voila huit ans déjà que de premiers scientifiques (Chapela et Quist 2001) ont signalé la contamination par les maïs OGM des zones du Mexique dont le maïs est originaire. Depuis 8 ans les lobbies pro-OGM et les firmes productrices n’ont eu de cesse que de nier ces constats et de faire déconsidérer et exclure les scientifiques qui avaient découverts ces contaminations. De nouvelles publications scientifiques (chercheurs mexicains, américains et néerlandais ; Le Monde du 11/12/2008) viennent enfin , avec 8 ans de retard, de confirmer les contaminations de ces régions du Mexique qui auraient dues rester saines. Comment peut on qualifier l’action des personnes, instituts et entreprises qui ont chercher à nier ces faits et pour quelles raisons les ont elle niés ? Peut on encore leur faire confiance alors que les nombreux arguments qu’elles avancent en faveur des OGM sont loin d’être établis et souvent même contestables (innocuité alimentaire et environnementale, réduction de la faim dans le monde , diminution des pesticides,augmentation des rendements, etc...). Le seul fait avéré est que la publicité faite autour des semences OGM est mirobolante et incite les agriculteurs mal informés à racheter chaque année à ces firmes des semences brevetées qui coutent jusqu’à 100 fois le prix d’un Kg de semences auto-produites et à assurer ainsi à ces firmes des revenus annuels énormes qui leur permettent de financer de nombreux lobbyistes et d’influencer chercheurs et décideurs. Tout cela alors que la majorité des agriculteurs et des consommateurs refusent la culture et la consommation des OGM alimentaires.
Auteur : alain H.
Date : 11 décembre 2008 13:35
Le GNIS pour les productions de semences hybrides impose des distances d’isolement de 200 à 300 mètres pour éviter les contaminations par le pollen d’autres cultures (lu sur l’espace pédagogique du GNIS) Cet arrêté ministériel destiné à séparer les cultures conventionnelles des cultures ogm instaurerait une distance minimum de 50 mètres seulement. La direction générale de l’alimentation qui travaille sur ce projet d’arrêté ministériel chercherait à organiser la contamination rapide des cultures non OGM.de France qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Il faudrait quand même qu’elle prenne en compte le fait que la majorité des citoyens est opposée à la culture et à la consommation d’OGM alimentaire.
Auteur : SophieGP
Date : 7 mars 2008 23:15

En 2006, un sondage réalisé pour Greenpeace par l’institut CSA a révélé que 86 % des Français réclament une interdiction des OGM. Si 58 % des personnes interrogées étaient favorables à une interdiction temporaire de la production et de la consommation d’OGM, le temps d’évaluer leurs conséquences sur l’environnement et la santé, 28 % allaient jusqu’à demander leur interdiction pure, simple et définitive.

Nous sommes dans un pays dit démocratique, n’est ce pas ? Et pourtant, la loi qui se prépare (dont le projet sera examiné par les députés le 2 avril prochain) va à l’encontre de l’avis des Français, à l’encontre de ce qui est ressorti du Grenelle de l’environnement, et surtout, à l’encontre du principe de précaution. Il part du principe que les agricultures avec et sans OGM sont compatibles, alors qu’il est prouvé que la coexistence des deux n’est pas possible, la dissémination étant incontrôlable et irréversible. La culture des OGM condamne à terme toute agriculture "sans OGM" qu’elle soit bio ou conventionnelle. On sait très bien que les OGM ont des impacts nocifs sur l’environnement (perte de la biodiversité, résistance renforcée des insectes et des "mauvaises herbes" engendrant une augmentation de l’emploi de pesticides…), et des études au sujet d’effets notables sur la santé animale commencent à voir le jour. Si un jour, on constatera qu’on a fait fausse route, il sera bien trop tard pour changer de cap.

Une mobilisation générale s’impose pour exiger le réexamen du projet de loi ! Celui-ci a été adopté par les sénateurs dans une forme qui "abat le Grenelle de l’environnement en plein vol". Jusqu’à la date d’examen du projet par les députés, chacun de nous peut agir pour ne pas laisser gagner les lobbies des industries agro-alimentaires et biotechnologiques, notamment en signant la pétition à l’intention des parlementaires et en écrivant à son député, pour que la loi garantisse la liberté et le droit de produire et de consommer sans OGM. Une importante journée de mobilisation aura lieu le 29 mars partout en France. Toutes les informations sont sur le site http://www.stop-ogm.org !

Auteur : Michel Naud
Date : 20 décembre 2007 05:39

Bonjour,

Je suis le premier signataire de la déclaration dont le Journal du Développement Durable rend ici compte et, si je ne suis pas surpris des premières réactions que je lis ici (Jean-Claude, Khaled) car, malheureusement, elles ne sont que trop fréquentes, je ne cesse de m’interroger sur les cheminements mentaux qui y conduisent.

Nombre de citoyens, victimes de la communication de la peur, veulent entendre dire que les OGM sont nuisibles pour la santé et pour l’environnement, et au minimum, pour ceux qui préfèrent se réfugier dans une position agnostique, veulent entendre dire qu’à tout le moins il y a des incertitudes telles qu’une prudence de bon aloi, intitulée pour l’occasion "principe de précaution", suggère de ne rien faire pour mettre à profit ce gel/suspension/moratoire pour en savoir un peu plus. Et quand il se trouve que des scientifiques disent le contraire ils sont immédiatement taxés d’être vendus au "géant américain Monsanto".

C’est assez hallucinant.

Il convient quand même de dire l’histoire et non de s’inventer des scénarios. Le moratoire en Europe il a déjà eu lieu. Il a été institué en 1997. Ces années ont été mises à profit pour faire des recherches - que Bové et consorts ont tout fait pour essayer d’empêcher en détruisant non seulement les essais aux champs mais des serres en milieu confiné comme au CIRAD -. Des rapports ont donc été produits, par l’académie des sciences, par l’académie de médecine. Les débats publics ont eu lieu, à l’assemblée nationale, au Sénat, au Conseil Economique et Social. A chaque fois toutes les parties intéressées (y compris Greenpeace, la Confédération Paysanne et toutes les ONG opposées aux biotechnologies) ont été entendues. Tout cela se retrouve consigné dans des rapports, rapports disponibles sur internet. Des commissions d’experts indépendantes (autrement dit issus de la Recherche publique) ont été installées pour évaluer les produits proposés à la culture ou à la consommation par les entreprises privées (Monsanto et beaucoup d’autres). Ces commissions ont fait leur travail. Elles ont conclu, par exemple, à recommander l’autorisation de culture de certaines plantes (comme les maïs rendus résistants à la pyrale et à la sésamie, les maïs dits Bt, dont le Mon810 mais d’autres également), et à déconseiller l’autorisation de culture de certaines autres plantes (comme le colza rendu résistant aux herbicides, car posant, là, des problèmes de dissémination qui n’existent pas, dans nos contrées, avec le maïs). Parmi les rédacteurs de la déclaration ici rapportée figurent effectivement nombre de membres de ces commissions, dont l’ancien président de la commission du génie biomoléculaire (le professeur Marc Fellous de l’hôpital Cochin) et le président du comité biotechnologies de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments (Philippe Joudrier).

Plusieurs centaines de scientifiques, directeurs de recherches à l’INRA, au CNRS, à l’INSERM, au CIRAD, à l’IFREMER, etc. ont co-signé en l’espace de dix jours la déclaration qui est faite. Tout simplement parce qu’elle est factuelle.

Contrairement à ce que vous suggérez, nous n’avons rien à vendre.

Vous affirmez que les citoyens de notre pays ne veulent pas des biotechnologies ; je ne suis pas aussi affirmatif que vous ; je pense que la plupart des habitants de notre pays sont dans l’expectative ; ils ne sont effectivement pas rassurés car ils sont évidemment sensibles à la propagande de la peur qui est réalisée ; la question qui est soulevée aujourd’hui pour la culture de ce maïs (car, dans la pratique il n’y a que la culture d’un maïs qui est d’actualité) est exclusivement politique ; les politiciens essaient de se retrancher derrière de prétendues "incertitudes scientifiques" ; les activistes anti-OGM mettent en avant des études pseudo-scientifiques à l’appui de leur message de peur.

Les scientifiques pèsent une voix comme chaque citoyen ; ils n’ont pas dire à la Représentation Nationale ce qu’ils doivent décider ; les députés et les sénateurs décideront ce qu’ils voudront, ils sont élus pour cela ; ce que nous disons c’est qu’on ne nous fera pas prendre des vessies pour des lanternes ! Il s’agit de décisions politiques et elles doivent être assurées pour ce qu’elles sont. Les prétendues incertitudes scientifiques mises en avant pour l’habillage de la communication politique n’existent pas, elles sont imaginaires voire mensongères.

Oui nous affirmons que le maïs génétiquement modifié pour résister aux insectes ravageurs du maïs ne génèrent pas plus de risques que les maïs conventionnels (= usuels) ; au contraire même, l’impact environnemental de ces maïs, en particulier sur la faune, est moindre que celui des méthodes de culture par épandage d’insecticide ; et sur le plan sanitaire ces maïs contiennent moins de mycotoxines. Ce sont des faits. Que cela plaise ou que cela ne plaise pas, c’est autre chose mais ce sont des faits.

Il n’y a donc pas de fondement scientifique aux mesures discriminatoires qui sont envisagées dans le projet de loi actuel, et encore moins à un éventuel moratoire ou à la mise en oeuvre éventuelle d’une clause de sauvegarde.

On peut trouver d’autres fondements, politiques, religieux, philosophiques, esthétiques, ludiques, ce que vous voulez ... mais pas de fondements scientifiques. Cela fait plus de quinze ans maintenant que ces plantes sont en culture et sont consommés par des millions d’être humains et quoptidiennement des centaines de millions d’animaux d’élevage et il n’a pas été possible d’attribuer ne serait-ce qu’un mal de tête à la consommation d’une plante génétiquement modifiée autorisée à la culture et à la consommation ... OPEN YOUR MIND !

Michel

Auteur : jean's
Date : 26 décembre 2007 17:33
Comment est financé l’AFIS ?
Auteur : jean's
Date : 26 décembre 2007 17:14

OGM :quelques remarques que je soumets à votre réflexion. Je ne suis pas un scientifique, mais j’espère avoir un peu de bon sens ?

1°- Les Abeilles butinent dans un rayon de 3 km autour de leurs ruches, voire 5 km si les fleurs se font rares dans leur environnement. Alors la "bande de sécurité" ou distance d’isolement de 50 mètres autour des plantations OGM en plein champ me semble parfaitement RIDICULE . Et le vent, qui vient parfois du Sahara, va-t-il respecter les injonctions ministérielles de s’arrêter aux limites des parcelles cadastrales ?

2° - Imaginons que j’aille uriner dans le "tank à lait" d’1 m3 d’un producteur de lait ( de la FNSEA par exemple ). Son lait contiendrait environ 0,025% d’urine, donc un pourcentage bien inférieur à 0,9%, et donc pas besoin de le signaler sur l’étiquette du lait. Je suppose que, dans ce cas, la FNSEA ne verrait pas d’objection à ce genre de pratique ?

Pour arriver à 0,9% de pollution, il faudrait que 36 personnes urinent dans ce même volume de lait : cela vous donne une échelle de comparaison de ce que représentent les 0,9% de pollution OGM que l’on veut autoriser dans l’alimentation humaine.

3° - Les assureurs vous assurent pour tout, ... dans la mesure où ils peuvent calculer les risques encourus. Alors, pourquoi l’assureur que j’ai consulté ne veut-il pas m’assurer contre les pollutions par le pollen de maïs OGM que pourraient subir mes productions apicoles ??

4° - MM. Jacques Attali et Luc Ferry ont bien raison de vouloir supprimer le principe de précaution : avec l’application d’un tel principe, nous aurions loupé l’amiante qui est un très bon isolant ...

Auteur : ah35
Date : 26 décembre 2007 11:18

L’AFIS est un organisme crée par une douzaine de grosses entreprises (Alcatel, Alstom, Dassault, EADS, RATP GIAT industrie, Thales) dont aucune n’a a de relation directe avec l’agronomie ou l’environnement ; elle s’occupent plutôt de gros contrats industriels ou militaires qui n’ont rien avoir avec le développement durable. On se demande bien pourquoi ces scientifiques qui défendent sans arguments crédibles les OGM le font sous cette bannière. Probablement la recherche conjoncturelle de subventions ou contrats dégoulinants de dollars plutôt que celle de la protection de l’avenir et de l’environnement. Quand il y aura des problèmes ils ne seront évidemment plus là pour prendre leur responsabilité (exemples : amiante , farines animales, etc.).

Quand à affirmer que la cohabitation des deux types de cultures est possible de très nombreux exemples sont la pour l’infirmer et c’est normal tant les causes de contamination par les OGM sont nombreuses (transport, stockage , repousses , pollen, recombinaisons génétiques). Et cela sans compter les contaminations volontaires (ou "accidentelles") qui ont très probablement pour but d’assurer le plus rapidement possible une contamination généralisée de l’environnement par les OGM.

Auteur : Jean-Claude
Date : 12 décembre 2007 09:07

On en viendrait presque à se demander quel montant ces scientifiques ont reçu pour raconter des bétises pareilles. Ca me fait penser aux lobbies pétroliers qui ont grassement payés des scientifiques pour dénigrer et réfuter les thèses du changement climatique et des conséquences que cela entraîne. On a pris 20 ans de retard !

Ces scientifiques seront-ils les membres de la Haute Autorité sur les OGM ?

Il y a tout de même une grosse différence entre la sélection génétique (qui se pratique depuis longtemps) et la modification génétique qui consiste à incorporer des portions de programmes génétique d’un organisme dans un autre organisme... Ca n’a rien de naturel. Certains hommes se croient vraiment au dessus de la nature.

Pour la dissémination, on se demande pourquoi certains paysans américains sont trainés en procès lorsque des traces d’OGM sont trouvées dans leurs champs alors qu’ils n’en cultivent pas... C’est pas de la dissémination, ça ?

Je ne suis pas foncièrement contre les OGM qu’on utilise déjà dans l’industrie pharmaceutiques (quelle inocuité, d’ailleurs ?). C’est juste que les conditions de recherche ne sont pas suffisamment sécurisées et les conditions de commercialisation encore moins (parcelles OGM planquées au millieu de culture classique...). En fait, il ne devrait pas y avair de commercialisation avant qu’on soit sûr des effets sur l’organisme

Mais bon, la boucle est bouclée, les sociétés productrices de semences sont les mêmes qui produisent les pesticides et produisent également des médicaments...

Auteur : khaled
Date : 9 août 2007 09:01

je suis scandalisé par ce que je viens de voir. L’INRA nous sort que nous devons étre plus compétitif en Europe pour des produits ou il n’y a pas de demande. 80% de la population ne veut pas des OGM. Au contraire, une quasi tolaité des européens ont une forte demande sur le Bio mais là on ne fait pas de recherche sur ce sujet qui est trés interessant.

Ceci m’amène donc à douter de l’indépendance scientifique de la recherche face à des multinationales comme Mosanto et des dirigeants politiques. Le role de la recherche n’est pas de penser à être encore plus compétitive et encore moins de créer des besoins de consommation encore plus polluants.

En effet, la seule raison que je trouve pour expliquer que cet institut veut autant faire des recherches sur les OGM c’est car des entreprises leur proposent beaucoup d’argents afin de les réaliser.