Durée de vie allongée pour les centrales allemandes
"Nous considérons que le nucléaire est une sorte de technologie trait d’union : on ne s’en servira pas plus que nécessaire", a commenté la chancelière allemande Angela Merkel face aux fortes critiques qui ont accueilli la décision de prolonger de 8 à 14 ans, selon leur ancienneté, la durée de vies des réacteurs du pays. Une déclaration qui n’a pas calmé les nombreux opposants au nucléaire. Ils s‘étaient rassemblés dès dimanche 5 septembre devant le bureau de la chancelière pour dénoncer ce qu’ils appellent le lobby de l‘énergie atomique."Alors que la plupart des réacteurs sont prévus pour durer 30 ans, les exploitants perdent tout sens de responsabilité en demandant la prolongation de la durée de vie des centrales jusqu’à 60 ans, voire plus", ont-ils expliqué, rappelant les risques d’accidents qui augmentent avec la vétusté des installations, mais aussi les problèmes d’environnement, de stockage et de traitement des déchets radioactifs.
7 septembre 2010
La France et l’Allemagne sur les mêmes rails
La coopération franco-allemande pourrait bientôt franchir un nouveau cap dans le domaine du transports, suite à une rencontre organisée le 31 août à Berlin entre les ministres des Transports des deux pays. Dominique Bussereau et son homologue allemand Peter Ramsauer ont en effet annoncé mardi la création, d’un groupe collaboratif de haut niveau sur le ferroviaire. Objectif : travailler en commun sur la révision du paquet ferroviaire européen dans l’optique d’une harmonisation de la régulation du trafic. Les ministres ont par ailleurs annoncé des initiatives communes en matière d’homologation des matériels roulants visant supprimer les obstacles bureaucratiques et à réduire les coûts. Côté du transport aérien, les discussions ont porté sur la mise en place du bloc d’espace aérien commun FABEC, notamment sur l’éventualité d’utiliser l’accord déjà existant entre Eurocontrol, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg pour initier le projet.
2 septembre 2010
L’industrie allemande fait front contre un projet de taxe
C’est une véritable offensive qui a été lancée en Allemagne contre le projet de taxe sur les producteurs d’énergie nucléaire. Une lettre ouverte a été envoyée à Angela Merkel pour qu’elle abandonne ce projet qui "risque de mettre en péril l’avenir de l’Allemagne". Elle a également été publiée samedi sous la forme d’une pleine page de publicité dans les journaux locaux. Parmi la quarantaine de signataires, de grands noms de l’économie allemande comme le président du directoire de Deutsche Bank, Josef Ackermann et les dirigeants de Deutsche Bahn, BASF ou encore de ThyssenKrupp. Des membres du parti démocrate chrétien (CDU), dont fait partie la chancelière, sont même venus appuyer le mouvement de contestation. "Une politique qui consiste à renflouer le budget (de l’Etat) en créant de nouveaux impôts sur l’énergie revient à bloquer les investissements importants pour le futur", écrivent ces dirigeants.
Cette lettre, qui a également été paraphée par des universitaires, intervient après plusieurs semaines de protestations des entreprises concernées par cette mesure fiscale, dont Angela Merkel qui vise de lever ainsi 2,3 milliards d’euros dans le cadre de son plan d’économie de 80 milliards. Berlin a annoncé qu’il reporterait sa décision à fin septembre pour poursuivre les discussions avec les sociétés concernées qui souhaitent par ailleurs obtenir un allongement de la durée d’exploitation des centrales existantes dans le pays.
23 août 2010
L’Equateur renonce au pétrole d’Amazonie
Dans une région du monde à la biodiversité exceptionnelle mais aussi particulièrement fragile, la décision du gouvernement équatorien pourrait ouvrir la voie à un nouveau type de collaboration Nord-Sud pour mieux lutter contre le réchauffement climatique et la protection de la biodiversité. Le pays, décidé à ne pas exploiter les 846 millions de barils de pétrole du parc national amazonien Yasuni, demande une compensation financière à la communauté internationale, équivalente à au moins la moitié des revenus qu’aurait pu générer l’exploitation du pétrole. Après quatre mois de travail et de négociations, un accord devait être signé mardi 3 août, avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour la création d’un Fonds Yasuni ITT, du nom des trois gisements pétroliers amazoniens : Ishpingo, Tiputini et Tambococha.
4 août 2010