vendredi 10 septembre 2010 - n°870
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Expéditions : Retour aux grandes explorations du vivant

Place au retour des grandes expéditions naturalistes. Les départs se succèdent pour visiter les points chauds de la planète, « hotspots », qui nous disent où inventorier et agir pour préserver la biodiversité. Un enjeu pour le devenir de l’humanité.
« La planète revisitée », le départ de « La Boudeuse », l’exploration de « Tara » et bien d’autres. La liste s’allonge au fil d’une actualité qui fait résonner en nous l’esprit d’épopées enthousiastes du passé. « Le grand retour des expéditions naturalistes » fait la une de la presse. Des navires au long-cours échelonnent leur départ vers des contrées lointaines et, aussi surprenant que cela paraisse, encore inexplorées : Océan indien, Madagascar, Mozambique, grands fonds sous-marins... Ces grands voyages ou grandes expéditions modernes ont une seule vocation « scientifique ». Le qualificatif « naturaliste » est aussi utilisé, tout à la (...)

« Seaorbiter », la vie marine observée 24h/24h

Le projet « SeaOrbiter » avance. Cette grande plateforme voguerait au gré des courants pour observer et étudier, avec des scientifiques à son bord (...)
4 décembre 2009

« Seaorbiter », la vie marine observée 24h/24h

« Tous les tests ont été concluants. Même une mer déchaînée ne trouble pas la stabilité de SeaOrbiter et ne contrarie pas son fonctionnement ». Message optimiste livré par la vidéo du site officiel. C’est en Norvège, au Marintek, l’un des plus importants centres d’essais en bassins de carènes au monde, qu’ont eu lieu les premiers essais de profilage, d’hydrodynamique et de tenue à la mer de SeaOrbiter. Les études techniques se poursuivent afin d’orienter le choix de conception qui dans cette phase de pré-projet permet d’en établir un premier coût de référence. Tout est loin d’être arrêté et pourtant SeaOrbiter ne cesse d’apparaître dans l’actualité, comme la référence d’un projet scientifique d’étude des océans.
Conçue par l’architecte français du monde maritime Jacques Rougerie, SeaOrbiter est une plateforme de 51 mètres de haut, dont 31 sous l’eau, dérivant au gré des courants maritimes. Au delà de son esthétique qui renvoie à Jules Verne, ce vaisseau des temps modernes est un assemblage de hautes technologies innovantes, une station scientifique d’exploration marine et sous-marine in-situ et en continu de l’écosystème marin, « le monitoring des paramètres physico-chimiques de l’interface océan/atmosphère et le développement de la recherche sur le comportement humain en milieu extrême. » En d’autres termes, elle sera au centre des interrogations sur les liens entre climat, gaz à effet de serre et océans.
Projet à vocation scientifique internationale. Il y aurait au bout du compte plusieurs SeaOrbiter « Sentinelles de la Mer et du Climat » réparties sur les océans du monde comme dispositif complémentaire des autres outils, équipements ou expéditions qui sont utilisés pour observer et comprendre le fonctionnement de notre planète. En lien avec un réseau de satellites, elles permettraient d’observer en continu les grands phénomènes climatiques et la mise en place d’un système de prévention réduisant les risques encourus par les populations vivant sur le littoral (70 % de la population mondiale).
La première station devrait être mise à flot en 2010 dans le cadre du « Projet d’Union Pour la Méditerranée ». D’autres missions sont programmées dans le Gulf Stream, puis dans les océans Pacifique et Indien jusqu’en 2012. Une fois tous les protocoles validés et essais en mer effectués.
4 décembre 2009

« Planetsolar » pour convaincre le Monde.

« Planetsolar » prototype futuriste, débutera son tour du monde en 2011 pour « démontrer le potentiel qu’offrent les énergies renouvelables dans le (...)
4 décembre 2009

« Planetsolar » pour convaincre le Monde.

Ni voiles, ni moteur, juste du soleil et un concentré de technologie inédite. « Planetsolar » fera le tour du monde à l’énergie solaire courant 2011. Seuls, les 470 m2 de panneaux solaires photovoltaïques permettront au prototype d’assurer sa propulsion et son fonctionnement. Donc 40000 km sans trop s’éloigner de l’équateur. Vitesse moyenne 8 noeuds, maximum 15. Le fondateur de « Planetsolar », Raphaël Domjan, un des deux membres de l’équipage avec l’incontournable Gérard d’Aboville, rappelle l’objectif central : « Notre planète mérite un meilleur sort que celui auquel nous la soumettons. Les technologies et les connaissances permettant de vivre en harmonie et durablement avec la nature sont aujourd’hui disponibles, nous devons montrer au monde que ces solutions existent et sont performantes, fiables et économiquement viables. La réalisation de projet ambitieux comme PlanetSolar est probablement une des meilleures opportunités pour faire avancer la protection de notre environnement, tout en faisant rêver. » Début 2010, mise à l’eau du bateau. Eté 2010, tournée européenne. Printemps 2011, tour du monde. Météo France accompagnera l’expédition au titre de partenaire scientifique. Il faudra en effet élaborer des trajets permettant de collecter un maximum d’énergie solaire tout en évitant les vents et les courants contraires pour être le plus rapide possible.
4 décembre 2009

Le CO2 menace les coraux

Les océans absorbent une bonne partie du CO2 atmosphérique, participant ainsi naturellement à la régulation de l’effet de serre. Mais l’augmentation (...)
4 décembre 2009

Le CO2 menace les coraux

Les émissions de CO2, responsables du réchauffement climatique, sont pour un tiers environ dissoutes dans les océans au grand bonheur des écologistes. L’équipe de recherches de Richard Feely, du Pacific Marine Environmental Laboratory de Seattle, met en garde contre un effet secondaire de l’augmentation de la concentration de CO2 dans les eaux océaniques. L’absorption du CO2 engendre une acidification de l’eau. Un phénomène qui menace directement les formes de vie dont le squelette est constitué de calcaire comme les coraux, les coquillages ou le plancton. La disparition de ces organismes, qui constituent la base de la chaîne alimentaire océanique, aurait des conséquences dramatiques sur l’écosystème marin.
4 décembre 2009