« Seaorbiter », la vie marine observée 24h/24h
« Tous les tests ont été concluants. Même une mer déchaînée ne trouble pas la stabilité de SeaOrbiter et ne contrarie pas son fonctionnement ». Message optimiste livré par la vidéo du site officiel. C’est en Norvège, au Marintek, l’un des plus importants centres d’essais en bassins de carènes au monde, qu’ont eu lieu les premiers essais de profilage, d’hydrodynamique et de tenue à la mer de SeaOrbiter. Les études techniques se poursuivent afin d’orienter le choix de conception qui dans cette phase de pré-projet permet d’en établir un premier coût de référence. Tout est loin d’être arrêté et pourtant SeaOrbiter ne cesse d’apparaître dans l’actualité, comme la référence d’un projet scientifique d’étude des océans.
Conçue par l’architecte français du monde maritime Jacques Rougerie, SeaOrbiter est une plateforme de 51 mètres de haut, dont 31 sous l’eau, dérivant au gré des courants maritimes. Au delà de son esthétique qui renvoie à Jules Verne, ce vaisseau des temps modernes est un assemblage de hautes technologies innovantes, une station scientifique d’exploration marine et sous-marine in-situ et en continu de l’écosystème marin, « le monitoring des paramètres physico-chimiques de l’interface océan/atmosphère et le développement de la recherche sur le comportement humain en milieu extrême. » En d’autres termes, elle sera au centre des interrogations sur les liens entre climat, gaz à effet de serre et océans.
Projet à vocation scientifique internationale. Il y aurait au bout du compte plusieurs SeaOrbiter « Sentinelles de la Mer et du Climat » réparties sur les océans du monde comme dispositif complémentaire des autres outils, équipements ou expéditions qui sont utilisés pour observer et comprendre le fonctionnement de notre planète. En lien avec un réseau de satellites, elles permettraient d’observer en continu les grands phénomènes climatiques et la mise en place d’un système de prévention réduisant les risques encourus par les populations vivant sur le littoral (70 % de la population mondiale).
La première station devrait être mise à flot en 2010 dans le cadre du « Projet d’Union Pour la Méditerranée ». D’autres missions sont programmées dans le Gulf Stream, puis dans les océans Pacifique et Indien jusqu’en 2012. Une fois tous les protocoles validés et essais en mer effectués.
4 décembre 2009